Au moment de préparer notre roadtrip en Norvège avec Benoit nous avions chacun une liste des “immanquables” que nous ne voulions pas rater. Bien évidemment, nous avions chacun noté pas mal de randonnées, mais tout en haut de ma liste se trouvait également : Voir des macareux. Il y a des blagues en ligne sur le fait que les gens, une fois atteint la trentaine ou la quarantaine se mettent à aimer les oiseaux… et bien oui, sachez qu’on fait désormais partie de ce club hahaha
Non plus sérieusement, les macareux font clairement partie de ces animaux dont la bouille me donne immédiatement l’envie de sourire. Dans cette liste se trouvent également les lamas, les Quokkas et les capybaras. Mais bon, étant en Norvège nous avions largement plus de chance de tomber sur un macareux que sur un quokka. 😉

Présentation du macareux et son habitat

Avec son bec coloré, sa démarche un peu maladroite sur la terre ferme, le macareux fait partie des oiseaux les plus attachants de l’hémisphère nord. Ils sont parfois surnommés les “clowns de la mer” ou les “perroquets des mers” et franchement je comprends largement pourquoi! Ils sont franchement hyper drôle à observer!
Un petit oiseau fait pour la vie en haute mer
Même si on les aperçoit surtout lorsqu’ils nichent sur les falaises, les macareux passent en réalité l’immense majorité de leur vie au large. On ne le sait pas forcément, mais ce sont d’excellents nageurs et plongeurs et ils utilisent leurs ailes comme des nageoires pour poursuivre de petits poissons sous l’eau, parfois jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
D’ailleurs, je vous conseille de regarder ce petit reportage de BBC Earth pour les voir en action sous l’eau :
Sur la terre ferme, en revanche, ils semblent beaucoup moins à l’aise. Leur démarche est assez hésitante et leurs petits bonds leur donnent un air particulièrement comique!
Des couples fidèles
L’un des aspects les plus touchants de la vie des macareux est leur fidélité. Ils sont généralement monogames et retrouvent souvent le même partenaire année après année. Après avoir passé l’hiver séparés en pleine mer, ils reviennent presque toujours sur la même colonie pour se retrouver.

Le couple réutilise fréquemment le même terrier, qu’il entretient ensemble avant d’accueillir un unique poussin. Les deux parents se partagent ensuite les tâches : incubation de l’œuf, protection du nid et ravitaillement du petit.
Des parents particulièrement dévoués
Les macareux sont aussi célèbres pour leur capacité à transporter plusieurs poissons à la fois. Ils font cela quand ils reviennent à leur terrier pour nourrir les petits. Malheureusement, quand nous sommes venus, les oeufs n’étaient pas encore éclos et nous n’avons pas vu ça de notre propre yeux.

Il n’est apparemment pas rare de les voir revenir au nid avec une véritable “guirlande” de lançons ou de petits harengs dans leur bec. Une technique impressionnante qui leur permet de nourrir efficacement leur poussin.
Où voir les macareux en Norvège ?
En Norvège, il est possible d’observer les macareux à plusieurs endroits le long de la côte ouest ainsi que dans l’extrême nord du pays. Voici une petite liste (classée par taille de la population de macareux)

L’achipel de Røst : C’est de loin l’endroit de Norvège où on retrouve la plus grosse colonie. Selon les années, ce sont entre 250’000 et 300’000 couples qui viennent nicher. Mais attention, Røst est un territoire très isolé au sud des Lofoten (environ 100km de la côte). Pour y aller il faut prendre un ferry au départ de Bodø ou Moskenes. Une fois sur l’île, il est conseillé de faire une sortie en bateau afin de pouvoir mieux les observer dans les falaises.
Les îles Vesterålen / Bleiksøya : Située au large de Bleik, l’île de Bleiksøya abrite environ 80’000 couples. Mais attention, le débarquement sur l’île est strictement interdit et il faudra se contenter de les observer depuis le bateau.

Runde : L’île de Runde est l’endroit le plus “au sud” où voir les macareux en Norvège. L’accès est facile et on peut se balader facilement à pied. En terme de population, les chiffres varient bien évidemment d’années en année, mais grosso modo il y a environ 30’000 à 35’000 couples qui nichent ici. On vous donne plus de détails sur cette île dans la suite du post étant donné que c’est ici que nous avons pu voir les macareux.
Hornøya : Située dans le Finmark, cette petite île est connue pour ses colonies de macareux. En tout il y a environ 10’000 couples, mais si on considère que l’île ne fait que 0,4 km², cela rend l’endroit très propice à l’exploration. Jusqu’en 2025 il était possible d’y aller “à la journée” et en indépendant en prenant simplement un bateau depuis Vardo. Mais depuis 2026, la zone a été protégée et il est maintenant obligatoire de s’y rendre avec un guide officiel / une agence agréée.
Attention toutefois : comme mentionné, certains endroits requièrent un accès par la mer et donc une excursion spéciale. Runde est à ce jour l’endroit le plus facilement accessibles si on veut y aller en indépendant et se balader un peu.
Ailleurs dans le monde, les endroits les plus connus sont: Witless Bay ( au Canada) avec près de 500’000 couples nicheurs, Látrabjarg (en Islande) avec environ 300’000 couples nicheurs ou encore Mykines (dans les Îles Féroé) avec près de 100’000 couples.
Fun fact : il est également possible d’en apercevoir en France et plus précisément aux Sept-Îles en Bretagne. Bon par contre, j’aime autant vous prévenir, il va falloir avoir l’oeil plus affûté car il n’y a qu’une cinquantaine de couples. 😉
Notre randonnée sur l’île de Runde
Départ du camping vers le phare de Runde
Arrivés à Runde dans l’après-midi, nous avons profité du wifi du camping pour travailler un peu et vers 17h on s’est mis en route pour notre balade du jour. C’est trop tôt pour espérer voir les macareux, mais nous avions envie de faire un petit crochet par le phare de l’île.


La balade début juste à côté du camping et on commence par monter en direction de Lundeura sur le large sentier parfaitement aménagé. Comme c’est souvent le cas en Norvège, ici on n’aime pas les sentiers en lacets visiblement… le chemin grimpe “tout droit” les 100 premiers mètres de dénivelé. 🙂 Aucune difficulté à signaler mais on préfère vous prévenir que c’est raide.
Au premier croisement, nous décidons de partir sur la droite en direction du phare situé tout au bout de l’île. Les paysages sont vraiment magnifiques ici! Il n’y a strictement rien à perte de vue hormis le sentier parfaitement aménagé avec des passerelles en bois ainsi que des dalles en pierre. C’est très agréable de pouvoir marcher dans un terrain si “marécageux” tout en gardant les pieds au sec grâces aux différentes infrastructures.





Au moment de notre visite, la météo n’était pas exactement au beau fixe, mais nous avons eu relativement de la chance en échappant aux grosses averses. Après, le vent souffle souvent (et très fort) sur Runde, donc il vaut toujours mieux prévoir des habits chauds. Le campings et les parkings se trouvent sur le côté plus abrité de l’île et cela peut donc donner une impression légèrement faussée de la météo… Dans le doute, prenez toujours une couche de plus que ce que vous pensez. 😉
Arrivés au dessus du phare, on a profité d’une petite avancée de terre pour admirer le phare d’en haut. Nous avons brièvement considéré descendre voir le phare de plus près, mais soyons honnête… le cadre du phare est splendide, mais le phare en lui-même n’est pas des plus impressionnants. On a donc décidé de s’économiser ce petit dénivelé supplémentaire et on s’est contenté du point de vue qui se trouve en dessus.



Le point de vue de Raudenipa et Rundebranden
Depuis la pointe au-dessus du phare, le sentier continue en direction de Raudenipa. Cet endroit est connu pour abriter les colonies d’Havsule. En française l’oiseau s’appelle Fou de Bassan et il s’agit du plus grand oiseau marin de l’Atlantique Nord. Les mâles peuvent atteindre 1 m de long et un poids de 3.6 kg. Tout comme le macareux, il s’agit d’un oiseau qui vit principalement en haute mer et qui ne revient sur la terre ferme qu’en période de reproduction (grosso modo visible de début avril à fin juillet).




Venus ici pour voir les macareux, nous avons également été très impressionnés par ces immenses colonies. Sur les falaises du Rundebranden il y a près de 3000 couples qui nichent et si on s’assied un moment pour les observer, c’est hyper intéressant de voir le ballet quasi constant d’oiseaux qui parent en mer chercher des poissons et revenir à leur nid.
Raudenipa est également connu pour abriter des aigles. Malheureusement, nous n’en avons pas vu lors de notre balade, mais si vous venez dans le coin, pensez à ouvrir l’oeil. 😉



Depuis Raudenpia, il y a environ 1.5 km à parcourir pour rejoindre Lundeura. Ce tronçon de la randonnée est celui qui est le moins “aménagé”, comprenez par là qu’il n’y a plus de passerelles en bois et moins de dalles en pierres posées au sol. Cela n’est pas un problème du tout, mais sachez simplement que si le temps est humide, c’est probablement ici que vous risquez d’avoir un peu les pieds mouillés si vous n’avez pas des chaussures imperméables. 😉 Mais à titre personnel, j’ai vraiment adoré ce bout de la randonnée! On est quasiment en permanence à flanc de falaise et les points de vue spectaculaires s’enchaînent les uns après les autres. Nous avons d’ailleurs vu de nombreux autres oiseaux. Nos compétences ornithologiques étant ce qu’elles sont, ils nous sera difficile de les identifier, mais cela n’enlève rien au charme de la balade.




Les macareux au point de vue Lundeura
Rapidement, nous sommes arrivés à Lundeura et très honnêtement, il n’y avait pas beaucoup de doutes quant au fait que nous étions arrivé au “spot des macareux”. Alors qu’on avait peut-être croisé une quinzaine de personnes sur le reste de la balade, nous étions tout à coup à un endroit où il devait facilement y avoir une centaine de personnes. 😉


Dès les premières minutes, nous avons vu les premiers macareux (juste avant le point de vue “officiel”). Je ne sais pas, mais dans ma tête, j’espérais secrètement en voir mais j’étais loin de m’imaginer qu’on en verrait autant. J’aurais du mal à vous dire combien de macareux il y a à cet endroit, mais clairement des centaines (voir plus). Si certains macareux ont leur nid relativement “loin”, d’autres en revanches viennent clairement se poser à seulement quelques mètres de nous.



Plutôt que courir dans tous les sens, j’ai choisi de m’asseoir dans un coin tranquille et de simplement observer les vas et viens de ces petits clowns des mers. Leur démarche et leur bouille sont vraiment adorables et c’est clairement un moment de bonheur qui est comme suspendu dans le temps.

Après, je vais quand-même nuancer une chose… Certaines personnes sont quand-même des “cas”. Comme je l’ai dit avant, je me suis assise un peu à l’écart, car aux endroits les plus “populaires” certaines personnes jouent littéralement des coudes pour s’approcher au plus près des macareux pour faire “LA photo”. Soyons honnête 2 minutes, avec un smartphone en main, personne ne viendra gagner un prix du National Geographic pour son cliché et cela ne sera à rien de “pousser”. Il y a des centaines de macareux et si on est un peu patient, on pourra quasiment à coup sur en voir de relativement près.
Bref, mon conseil serait de vous trouvez un caillou confortable où vous installer et ensuite de profiter de les observer “au calme et en silence”.
Car oui, les macareux ne semblaient pas particulièrement farouches, mais nul doute que nicher à côté de 300 personnes qui parlent fort, se bousculent n’est probablement pas des plus agréable. Ah et cela peut sembler logique (mais visiblement pas pour tout le monde) : si vous avez un chien assurez-vous qu’il soit en laisse et qu’il n’ait pas d’instinct de prédation!
Retour au camping
Après l’observation des macareux, nous avons repris le chemin en direction du camping, en optant cette fois-ci pour l’itinéraire le plus direct. Le chemin est vraiment parfaitement indiqué, bien large et entretenu. Il nous aura fallu une vingtaine de minutes pour revenir à notre van et profiter du reste de la soirée bien au chaud à l’intérieur.

Attention toutefois, bien que large, le sentier est relativement raide par endroit. Pour nous qui avons l’habitude de crapahuter en montagne cela n’était pas un problème du tout, mais nous avons croisé plusieurs personnes pour qui la descente semblait difficile avec la pente. Quand c’est raide comme cela, il vaut souvent mieux “laisser aller” et avancer plus rapidement en faisant des petits pas tout en gardant le poids sur l’avant. Si vous avez des problèmes de genoux ou si vous n’êtes pas à l’aise en descente, il peut être utile de prévoir une paire de bâtons de randonnée pour vous aider.
Carte et informations pratiques
Ci-dessous, vous trouverez l’itinéraire que nous nous avons suivi. Nous sommes d’abord allés en direction du phare avant de revenir vers le point de vue de Lundeura pour voir les macareux vers 20h. En tout, la boucle fait environ 6.5 km avec 460m de dénivelé. Il faut compter environ 3 heures pour compléter le tour. Les temps sont généreux, mais vous aurez envie de vous arrêter souvent pour voir les différents oiseaux. 😉
Note : on vous conseille vraiment d’emmener des couches supplémentaires. Le vent peut souffler fort sur le haut de l’île et la température ressentie peut drastiquement chuter si le soleil disparait ou si le vent se lève davantage. Nous avions prévu doudoune + bonnet (fin mai) et après 1 heure à observer les macareux nous étions contents de nous remettre à marcher un peu pour nous réchauffer. 😉
Nos conseils pour voir (à coup presque sûr) les macareux à Runde
Runde est un endroit idéal pour voir les macareux. Chaque année, près de 30’000 couples viennent nicher sur un petit bout de caillou de l’île et il est vraiment facile de venir les observer.
Pour voir les macareux il faut surtout venir au bon moment. Mais quel est le bon moment me direz-vous?

Saison : Le macareux est un animal de haute mer et il ne revient à terre presque uniquement pour nicher et nourrir ses petits le temps que ces derniers prennent leur envol. En général, les macareux arrivent sur l’île vers fin avril et ils y sont visible jusqu’à environ mi août.
Les œufs sont pondus en début de “saison” et sont couvés pendant environ 40 jours. Ce qui veut dire qu’en mai (période où nous y étions), les adultes passent donc beaucoup de temps immobiles dans les terriers ou juste devant. Vous ne les verrez pas encore voler en continu avec des poissons plein le bec.
Juin-Juillet : C’est la période à laquelle les bébés sont éclos mais pas encore en mesure de voler. C’est à cette période que les adultes sont le plus actifs et font de nombreux aller-retour pour nourrir leurs petits en leur ramenant du poisson dans leur bec.
Les horaires : Les macareux passent une bonne partie de leur journée en haute mer. Si vous faites la balade en milieu de journée vous aurez donc peu de chance d’en voir (ou beaucoup moins). C’est vraiment en fin de journée (vers 20h) qu’ils sont le plus actif vers leur terrier et qu’ils nourrissent les petits et c’est clairement le meilleur moment pour les observer.
Pour notre part, nous avons quitté le camping vers 16h30 et avons décidé de faire une boucle sur l’île avant d’arriver au rocher des macareux vers 19h. Le timing était parfait! Vers 21h, nous sommes redescendus car nous commencions à avoir un peu froid mais les oiseaux étaient clairement encore très actifs. 😉
Je me permets un petit message pour vous rappeler qu’il est vraiment primordial de respecter le territoire des macareux et de ne pas les “déranger” plus que de raison. Je l’avoue, face à l’afflux massif de personnes, j’étais un peu sceptique quant à la pérennité de ces endroits où les observer. Ne me comprenez pas mal, nous faisons également partie de la masse de gens en venant ici. Mais après l’avoir vu, je m’interroge sur l’évolution future de cela. Des infrastructures sont en place (des barrières, points d’observation) et de manière générale on avait l’impression que les oiseaux n’avaient pas l’air particulièrement incommodés par la présence des humains. Mais après, les chiffres sont clairs… En 1970, l’île comptait environ 100’000 couples nicheurs, ils étaient encore 50’000 couples en 2010 contre 30’000 en 2026.
Le déclin est principalement attribué à la raréfaction de leurs proies principales, comme le lançon ainsi qu’à l’augmentation de la température de la mer, mais je me demande si à termes, ils ne préféreront pas se trouver de nouveaux endroits où nicher “en paix”. L’avenir nous le dira, mais en attendant, respectons les barrières et les zones d’observation.

Equipement photo

Nous sommes bien loin d’être des photographes animalier et nous n’avions d’ailleurs pas du tout le matériel “approprié” pour capturer en détails les différents oiseaux. Clairement, Runde est un endroit où bon nombre de photographes amateurs et confirmés se rejoignent et on l’avoue, on a été assez impressionné par la taille de certains télé-objectifs avec lesquels les gens viennent randonner.
Pour notre part nous avions notre matériel habituel : Le Sony A7 III et 3 objectifs (un 70-200, 40mm, 15mm). Pour voir le détail de notre matériel, vous pouvez jeter un oeil ici.
Pour de la photo animalière de précision, il vaut donc mieux avoir un bon objectif. Dur à dire exactement le matos des gens, mais clairement certaines personnes avaient des 600mm voir plus!
Mais après, le téléphone permet aussi de capturer quelques souvenirs (surtout pour les macareux qu’il est possible de voir de relativement proche). Pour vous donner une idée, voici quelques photos prises avec mon smartphone :



Dormir à Runde (ou non loin)
Comme vous l’avez lu ci-dessus, pour maximiser ses chances de voir des macareux, il vaut clairement mieux prévoir de venir se balader sur l’île en soirée et non en pleine journée. Pour cette raison, il peut être pratique de dormir non loin.

Si comme nous, vous voyagez avec votre propre véhicule, il est important de noter que le camping sauvage est interdit sur l’île de Runde (il s’agit d’une réserve). Mais si vous souhaitez dormir en sauvage, vous trouverez plusieurs endroits sur les grandes îles avant ou sur le continent.
Pour notre part, nous avons décidé de dormir au petit camping situé directement au pied du sentier. Nous avons payé 345 NOK pour un emplacement sans électricité. Le camping en lui-même n’est pas ce que j’appellerai incroyable, mais son emplacement justifie clairement d’y rester 1 ou 2 nuits (ce n’est pas exactement le genre d’endroit où on viendrait se poser 1 semaine à moins d’être un vrai passionné des oiseaux et de vouloir y aller plusieurs jours d’affilée).
Attention toutefois : le camping n’est vraiment pas très grand (en se serrant, il y a peut-être 40 emplacements). Le camping ne prend pas de réservation et c’est sur une base de premier arrivé, premier servi. Bref, on vous conseille d’arriver en milieu de journée pour vous assurer un emplacement. Ce conseil est bien évidemment valable pendant la période d’observation des macareux (fin avril – début août grosso modo. Le reste de l’année c’est probablement plus tranquille). On a eu l’impression que la vaste majorité des personnes ne reste qu’une seule nuit et il y a donc une forte rotation chaque jour des emplacements.
Pour les hébergements plus “classiques”, vous trouverez quelques locations sur l’île. Le camping, où nous avons dormi, propose également quelques huttes basiques. Pour réserver il faut se rendre directement sur leur site. (les cabanons sont disponibles dès 480 NOK la nuit). Sinon, le trajet peut également se faire assez facilement depuis les environs. On vous met une carte des logements disponible à proximité de Runde ci-dessus (n’hésitez pas à dé-zoomer un peu pour voir plus d’options).
Petite visite d’Alesund

Après notre visite de Runde, nous sommes remontés en direction d’Alesund. Cela aura été l’unique “ville” de notre voyage de presque 7 semaines en Norvège. 😉 Cela n’était pas vraiment prévu comme ça, mais disons simplement qu’avec la logistique du van, le prix des parking et notre chien qui n’aime pas particulièrement les villes cela nous aura finalement parfaitement convenu.
Alesund est une petite ville dans laquelle l’accès est vraiment facile en véhicule aménagé et surtout on peut vraiment tout explorer à pied. Nous sommes uniquement restés 1 journée (et une nuit) mais nous avons bien aimé ce petit stop alors on s’est dit qu’on allait vous partager nos recommandations si vous passez par Alesund avant ou après Runde.
Monter au point de vue Byrampen
Notre décision de venir à Alesund était principalement motivée par l’idée d’aller manger un petit quelque chose dans un restaurant mais également d’aller admirer la vue depuis Byrampen. La montée au point de vue n’est pas bien longue (on y accède en empruntant une série d’escaliers au départ du parc qui se trouve en contrebas.)



Ce que l’on a particulièrement aimé ici, c’est le contraste entre la ville colorée en contrebas et les paysages sauvages tout autour. Selon la météo, l’ambiance change complètement : sous un grand soleil, les eaux prennent des teintes incroyables, tandis que les nuages apportent ce côté dramatique si typique des paysages norvégiens. Si vous passez par Ålesund et que vous aimez marcher un minimum, Byrampen mérite clairement une place dans votre programme.
Pour le côté “pratique”, la montée est courte mais raide. Il faut compter environ 1h pour faire la boucle indiquée ci-dessous.
Flâner dans le port d’Alesund
Après le point de vue, nous sommes redescendus au centre ville et nous avons profité d’aller manger une pizza chez Nonna Lina. Leurs pizzas sont vraiment excellentes même si les prix norvégiens piquent clairement un peu… Pour vous donner un ordre d’idée, le repas nous est revenu à 68€ pour 2 sachant que nous avons uniquement pris une pizza chacun ainsi qu’une boisson (sans alcool). Pas d’entrée, pas de dessert… Mais de ce qu’on a vu, c’est des prix relativement standards.




Après le repas, nous sommes allés nous balader dans la zone du port. Ålesund est sans conteste l’une des plus belles villes de Norvège. En fait, la ville est relativement “récente” car elle a été en partie reconstruite après le terrible incendie de 1904 qui avait ravagé près de 850 maisons dans le centre ville. La ville a été rebâtie en seulement quelques années dans un style Jugendstil (Art nouveau), ce qui lui donne aujourd’hui une identité vraiment unique.
Le camping / camper park d’Alesund
Si comme nous vous êtes en véhicule aménagé, le plus simple est clairement d’aller au Camper Park qui se trouve à 2 pas du centre ville (nous étions à celui-ci) Le stationnement coûte 375 nok pour 24 heures (environ 34€) et comprend l’électricité ainsi que l’accès à des toilettes + douches. Le paiement se fait par carte à la borne et sur le ticket on reçoit le code pour les sanitaires. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est très glamour (c’est un grand parking) mais par contre l’emplacement est vraiment top pour profiter de la ville! Bref, je n’y passerai pas mes vacances mais pour 1 nuit c’est parfait! 😉
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’espère que vous avez apprécié cet article et n’hésitez pas à nous poser vos questions en commentaire ou à nous faire part de mises à jour que vous pensez seraient pertinentes.
A bientôt!
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