Nouvelle étape dans notre voyage en Turquie après notre escapade à Kaş et Fethiye. Cette fois-ci, on vous emmène dans une ville un peu moins connue (ou moins visitée du moins): Konya. Pour être honnêtes, avant d’arriver en Turquie, nous n’avions encore jamais entendu parler de Konya. Pourtant, cette ville au centre du pays, en Anatolie centrale, compte tout de même plus de 2 millions d’habitants! De plus, elle est relativement connue dans le monde pour abriter le tombeau de Jalal ad-Din Rumi, appelé plus souvent Mevlana, le père fondateur de l’ordre des derviches tourneurs. Dans cet article, on vous parlera de la ville, des choses à voir et à faire mais aussi des Derviches et comment assister à une danse gratuitement. À la fin, on vous livrera nos impressions après être venus à Konya en plein ramadan. Prêts pour une visite guidée de la ville? C’est parti!

- Que faire et que visiter à Konya?
- Visiter le musée Mevlana
- Monter sur Alaaddin Hill
- Flâner dans le Kültür Park à la tombée de la nuit
- Visiter le Médersa Ince Minareli abritant le musée de la sculpture sur pierre de Konya
- Passer par la maison d’Atatürk (ou pas)
- Visiter Sırçalı Medrese
- Flâner dans le Bedesten Bazaar
- Visiter les plus belles mosquées de Konya
- Assister à une démonstration de danse turque
- Les derviches tourneurs de Konya
- Se déplacer à Konya
- Où loger à Konya?
- Sille: le village perché dans les montagnes au-dessus de Konya
- Konya: des idées d’excursions
- Visiter Konya pendant le ramadan
- Les rencontres à Konya
Nous avons réalisé ce voyage en 2019, mais l’article a été entièrement revu et remis à jour en septembre 2026. Si vous constatez des changements de prix ou avez des informations complémentaires qui pourraient être pertinentes, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire!
Que faire et que visiter à Konya?
Visiter le musée Mevlana
Le musée Mevlana, c’est LE musée à faire de Konya. En fait, il s’agit plutôt d’un musée et d’un mausolée. C’est ici que se trouve la sépulture de Mevlana et cela en fait un lieu de pèlerinage très prisé.
Le cadre du musée est absolument somptueux! Même si, en tant que non musulmans, nous n’avons probablement pas saisi toute l’importance spirituelle de ce lieu, nous avons tout de même beaucoup apprécié l’atmosphère très agréable qui y règne, un endroit qui respire la quiétude.




On a un peu regretté le manque d’explications sur la vie de Mevlana, mais ils proposent des audioguides en français et en anglais (90 TL par personne). À notre avis, c’est une bonne idée de les prendre. On ne saurait vous dire ce qu’ils disent, le guichet de location était malheureusement fermé lors de notre visite.
L’entrée au musée est gratuite!


Monter sur Alaaddin Hill

Alaaddin Hill est une petite colline artificielle en plein cœur de la ville. Depuis son sommet, on a une jolie vue sur Konya mais si on y vient, c’est surtout pour profiter de l’atmosphère très détendue qui y règne. C’est probablement l’unique endroit de Konya où nous avons croisé des jeunes couples assis côte à côte dans l’herbe. Au sommet de la colline se trouve également une très belle mosquée qui abrite un mausolée de la dynastie seldjoukide.
Flâner dans le Kültür Park à la tombée de la nuit
Le Kültür Park est un petit espace vert, situé juste derrière la colline Alaaddin. Sympa en journée, c’est surtout à la tombée de la nuit qu’on lui a trouvé le plus de charme. La vue sur la mosquée Hacıveyiszade depuis la fontaine éclairée est très jolie. Certes, les néons colorés sont un peu kitchounes, mais le spectacle est sympa. Quand les muezzins se mettent à faire l’appel à la prière, l’ambiance est encore plus incroyable.


Visiter le Médersa Ince Minareli abritant le musée de la sculpture sur pierre de Konya
Sur le papier, un musée de sculpture sur pierre et sur bois ne fait pas forcément rêver… Pourtant, je vous le recommande plus que vivement! Pourquoi? D’une part, les sculptures sont magnifiques mais surtout, le bâtiment est juste incroyable! Construit à la fin du 13e siècle, ce bâtiment est tout simplement unique et vaut à lui seul le détour!
Le prix d’entrée est de 20 TL.


Passer par la maison d’Atatürk (ou pas)
Autant nous avions bien aimé notre visite du musée Atatürk à Izmir, autant à Konya on a trouvé que cette visite avait relativement peu d’intérêt… Le musée n’est pas vraiment bien fait et les explications sont maigres. Atatürk n’a jamais vécu à Konya, mais il y est venu 13 fois. Le musée retrace un peu ses visites et cite quelques-uns des discours qu’il a tenus lors de ses passages. Après, la visite est gratuite, donc il n’y a pas de mal à jeter un œil, mais ne vous attendez pas à un musée de fou ;).
Visiter Sırçalı Medrese


Sırçalı Medrese est une ancienne école à ciel ouvert, construite en 1242, pour l’étude de l’islam. Ce lieu est surtout connu pour son iwan, l’élément architectural avec une salle voûtée donnant sur une façade rectangulaire. Décoré de nombreuses mosaïques, le bâtiment est encore relativement bien conservé si on tient compte de son ancienneté. Ceci n’est pas un musée, mais le lieu est ouvert gratuitement et on peut y entrer pour admirer l’architecture!
Flâner dans le Bedesten Bazaar
Les bazars sont souvent des lieux assez uniques en Turquie. Celui d’Istanbul est le plus connu, mais c’est aussi de loin le plus touristique. À Konya, c’est un contraste total! Le Bedesten Bazaar s’étend sur 40 rues avec plus de 2500 échoppes, et le tout est 100 % local.

Nous y étions pendant le ramadan, ce qui veut dire que tout ce qui touchait à la nourriture était très réduit en journée. Par contre, c’est vraiment sympa de s’y promener. Et comme ce n’est pas touristique du tout, les vendeurs ne sont pas du tout insistants. C’est aussi dans l’enceinte de ce bazaar que se trouvent deux des plus belles mosquées de la ville. On vous donne tous les détails juste en dessous.
Visiter les plus belles mosquées de Konya
Selon les statistiques, Konya est la ville de Turquie qui compte le plus de mosquées. Le nombre exact diverge selon les rapports, mais il y en aurait apparemment plus de 3000!




Inutile de préciser que nous ne les avons pas toutes vues ;). Si nous devions faire une liste des mosquées auxquelles il vaut la peine de jeter un œil et qui sont accessible à pied depuis le centre-ville, alors notre liste ressemblerait à ça:
- La mosquée Alaaddin (située sur la colline du même nom);
- La mosquée Kapu ou Kapı (en plein milieu du bazar);
- La mosquée Aziziye (une magnifique mosquée à l’architecture baroque ottomane située aussi dans le bazar);
- La mosquée Selimiye (juste à côté du musée Mevlana);
- La mosquée Serafeddin (mais en rénovation depuis 10 ans…);
- La mosquée Hacıveyiszade (dans le parc Kültür).
Assister à une démonstration de danse turque
Konya est l’endroit où l’ordre des derviches tourneurs a été fondé. Il serait donc vraiment dommage de passer par ici et de ne pas voir une démonstration! Je vous en parle plus en détail au paragraphe suivant.
Les derviches tourneurs de Konya
Histoire

Vous avez probablement déjà vu des images de ces hommes qui dansent en tournant tout en étant vêtus de grandes robes blanches. Mais savez-vous pourquoi ils font ça? Personnellement, je n’en avais aucune idée avant de venir à Konya! Je pensais assez naïvement que c’était une danse traditionnelle turque qui se faisait pour les touristes. Mais en réalité, les derviches tourneurs c’est toute une partie de l‘histoire du soufisme, un mouvement spirituel datant du 8e siècle et qui fait partie de la religion musulmane.
C’est durant l’empire ottoman que Jalal al-Din Rumi a fondé l’ordre mevlevi à Konya. Au fil des ans, cette danse s’est d’ailleurs répandue en Égypte et dans les Balkans.
En Turquie, l’histoire des derviches est un peu particulière… Lorsqu’Atatürk a déclaré la laïcité du pays en 1925, les samas (le nom donné aux danses des derviches) ont été interdites. Ce n’est que depuis les années 50 qu’elles sont à nouveau autorisées.
L’idée de cette danse? Les danseurs effectuent des tours sur eux-mêmes en allant de plus en plus vite en étant guidés par le shaykh (le maître spirituel), le tout accompagné par des instruments traditionnels et des chants/prières. L’objectif de cette danse est d’atteindre une forme de transe et de se rapprocher ainsi de Dieu.
Où voir les derviches tourneurs?
On trouve actuellement des démonstrations pour les touristes à Istanbul, mais cela reste à Konya que la culture est la plus forte.



À Konya, il est possible d’assister à une démonstration gratuite de Sema chaque samedi soir. Sauf erreur, la cérémonie se tient normalement à 19 h. Lors de notre visite, elle se tenait à 21 h 30 car nous étions en plein ramadan. Mais si vous comptez y aller, le mieux est de passer à l’office du tourisme qui se trouve derrière le musée Mevlana. Ils sauront vous dire les horaires pour la semaine en cours.
Mise à jour 2026: les démonstrations sont désormais payantes :(… Comptez 300 TL par personne (ça reste moins cher que les billets vendus en ligne ou par les agences de voyages.)
Lieu: Centre culturel Mevlana de Konya. Il se trouve environ 500 mètres après le musée Mevlana, le long de l’avenue Aslani Kisla.
Info: il est bien d’arriver environ 1 h avant le début de la démonstration, il y a apparemment une explication en anglais avant le début. Elle n’a par contre pas eu lieu le jour où nous y étions…
Durée: Le Sema dure environ 1 h-1 h 15.
Se déplacer à Konya
À Konya, il y a principalement 3 façons de se déplacer:
- En tram: 2 lignes traversent la ville
- En dolmuş et en bus: un nombre incalculable de bus et minibus sillonnent la ville.
- À pied: de loin le meilleur moyen d’explorer le centre! Certains jours, nous avons parcouru près de 20 km rien que dans la ville ;).

Nous avons utilisé le tram uniquement pour rejoindre le centre depuis la station de bus (Otobüs Terminali, ici) qui se trouve pas mal en dehors de la ville. C’est de loin le moyen le moins cher de rejoindre le cœur de Konya. La course coûte entre 7 et 10 TL.
À savoir: pour payer sa course, on peut soit payer en achetant une carte des transports (KonyaKart) qu’on peut recharger ou alors payer directement avec une carte de crédit sans contact. Pour payer avec la carte de crédit, il suffit de la poser sur la borne pour débloquer le portique de sécurité. C’est vraiment très pratique, surtout si vous arrivez en soirée et que les guichets de vente de billets sont déjà fermés.
Pour les grands bus, c’est le même système: carte des transports rechargeable ou carte de crédit sans contact.
Dans les dolmuş (minibus), le paiement se fait directement en espèce auprès du chauffeur.
Où loger à Konya?
Avant d’arriver à Konya, on s’est dit qu’on allait réserver un hôtel en amont vu qu’on arriverait en soirée. Nous avons été très étonnés de voir que les prix des hébergements en ligne étaient vraiment bon marché, par rapport au reste de la Turquie! Au final, nous avons décidé de loger au Nun Hotel, un hôtel OK qui a l’avantage d’être assez bien placé. Le prix était plus que correct pour une chambre double et le petit déjeuner buffet inclus.
Si je devais vous donner un conseil, prenez un logement qui se trouve à distance à pied de la place Mevlana ou Alaaddin. Beaucoup de beaux hôtels se trouvent vers la station de bus ou le jardin japonnais, mais pour le coup, ils sont vraiment loin des principales attractions de la ville. Et savoir quel numéro de bus prendre est et restera toujours un grand mystère pour nous…
Vous n’aurez vraiment aucun mal à trouver quelque chose pour tous les budgets. On l’avoue, on a même hésité à craquer pour le Hilton qui était à 25 euros lors de notre visite :). Mais je crois que les prix étaient particulièrement bas lors de notre visite à cause du ramadan. Il semble que cela corresponde vraiment à la basse saison touristique pour la ville.
Trouvez facilement un logement à Konya sur la carte ci-dessous:
Sille: le village perché dans les montagnes au-dessus de Konya

Lorsque nous sommes passés à l’office du tourisme de Konya pour demander les horaires des derviches tourneurs, la dame de l’accueil nous avait vivement conseillé d’aller faire un petit tour de Sille si nous avions le temps. Selon elle, Sille est “un petit paradis dans les montagnes non loin de la ville”. Il n’en aura pas fallu plus pour nous décider à aller y faire un tour!
Aller à Sille
Pour aller à Sille, le plus simple est de prendre le bus. Le numéro 64 part au nord de Alaaddin Hill (plus ou moins devant l’université technique, ici) et met environ 25 minutes pour rejoindre Sille. La course coûte 3 TL sauf erreur. On a payé avec la carte de crédit sans contact et je ne suis pas à 100 % certaine d’avoir bien compris le prix, mais c’est dans ces eaux-là ;).
Sille: un village construit pour le tourisme
Avec la description faite par la demoiselle de l’office du tourisme, nous étions hyperexcités à l’idée de voir ce petit paradis de verdure perché au-dessus de Konya. Bizarrement, plus le bus s’approchait de la destination, plus on déchantait.
Notre idée était de commencer la visite par le réservoir d’eau qui se trouve au-dessus de Sille pour une petite balade, puis descendre au village par un sentier de rando indiqué sur Maps.me.

En faisant abstraction de ce que nous voyions par la fenêtre du bus, nous sommes arrivés tout en haut de Sille, juste à côté du lac artificiel. On sort du bus et on se dirige vers le lac. Laissez-moi vous conter un peu notre fail monumental:
1) À peine sortis du bus, nous arrivons à une entrée gardée pour le lac. Le garde nous annonce que le lac n’ouvre qu’à 14 h… Depuis quand les lacs et les sentiers ont-ils des horaires? On n’en sait rien, mais à Sille, apparemment oui…
2) Pas démontés, on se dit qu’on va suivre le sentier pour redescendre à Sille. Le hic? Ce sentier, on ne l’a jamais trouvé et on a dû se résoudre à suivre la route…
3) Une fois passé un immense parking qui fait penser à une piste d’aéroport (et totalement désert), on arrive au village
4) Le village? Le royaume du kitsch! Des boutiques partout, un canal artificiel tout bétonné et plein de petits cafés (tous fermés). Nous étions littéralement les seuls dans ce village et c’était vraiment un peu glauque…
Notre avis
Vous voulez notre avis? Ce village qui a près de 2000 ans d’histoire semble avoir été totalement détruit par un gouvernement bien décidé à en faire un haut lieu touristique… Le hic? Cela ne semble pas (encore) avoir pris… Des places de parking où on pourrait garer 2000 voitures, des cafés et restos pour abreuver et nourrir des milliers de personnes, mais bizarrement: absolument personne!
Était-ce parce que c’était le Ramadan? Peut-être… Mais si on n’a pas aimé Sille, ce n’était pas à cause du manque de gens qu’on se le dise… Mais bien à cause de l’excès total de béton et de constructions “touristiques” sur ce site historique.



Le très beau musée de Sille
Après avoir traversé le village, nous sommes finalement tombés sur l’unique café ouvert. Nous avons pris un petit thé et face à nous se trouvait le musée de Sille. Un peu défaits par le fail de ce village, on s’est dit qu’on n’avait rien à perdre à aller voir le Sille Müzesi.



Alors je vais vous dire, ce musée est bien l’unique chose construite pour le tourisme digne d’intérêt à Sille. Ce musée est tout simplement magnifique! Tout neuf, il est extrêmement bien fait et présente vraiment bien l’histoire de la région et l’artisanat local. En sortant, on ne peut que regretter davantage ce que ce village est devenu… Historiquement parlant, c’est un bel endroit et l’église tout comme les paysages sont superbes!

Randonnée de Sille à Konya
Plutôt que de reprendre le bus pour revenir à Konya, nous avons opté pour une petite randonnée. Nous avons donc quitté le village à la hauteur des grands parkings et aires de pique-nique… Ça me fait mal au cœur d’écrire ces mots pour décrire une randonnée en montagne).
Rapidement, on arrive à la hauteur de l’ancien cimetière de Sille. Pas mentionné dans les guides, on a pourtant trouvé que cet endroit était absolument spectaculaire. Certaines tombes ottomanes étaient extrêmement anciennes (on est navrés mais on n’a pas trouvé d’infos concernant les dates…). Mais vraiment c’était chouette!

Depuis le cimetière, on a continué à grimper jusqu’à avoir un joli point de vue sur Sille et la piste d’atterrissage le parking. Ensuite, nous avons commencé à nous diriger vers Konya et avons atteint un chouette point de vue qui nous a permis d’avoir une vue plongeante sur l’ensemble de ville. De là, il ne nous restait plus qu’à longer la piste pour rejoindre l’ouest de la ville et trouver un bus pour nous ramener en ville.



Note: on a trouvé un bus en allant vers le hangar de bus indiqué sur la carte ci-dessous. Ensuite, nous avons simplement demandé aux chauffeurs s’ils allaient vers Alaaddin et sommes montés avec le premier qui nous a dit oui.
Carte de la balade:
Konya: des idées d’excursions
Lors de notre visite de Konya, nous nous sommes limités à la ville et à Sille. Mais apparemment il y a 2 excursions qui ne sont pas trop loin qui valent le détour:
- Le lac Tuz (Tuz Gölü): situé à deux heures de route, ce lac est connu pour sa couleur qui peut parfois virer au rose éclatant à cause des algues qui s’y trouvent. Au printemps il y a aussi de nombreux flamants roses qui y élisent domicile.
- Le lac Meke: ce lieu a l’air juste totalement malade! Imaginez un lac dans un cratère avec des paysages de dingues!
Le hic de ces visites? Hors saison, nous n’avons trouvé aucun tour pour y aller et aucun transport en commun ne s’y rend… Si vous êtes en voiture, n’hésitez vraiment pas une seconde! Ces 2 excursions nous auraient bien tentés mais malheureusement nous avons manqué de temps… Bon aussi de motivation pour nous lancer dans la location d’une voiture, surtout que la conduite dans la ville de Konyaest chaotique, on vous prévient!
Visiter Konya pendant le ramadan
Quand on se documentait sur Konya avant notre visite, tous les avis semblaient unanimes: Konya est à éviter pendant le ramadan… Connue pour être l’une des villes les plus traditionnelles de Turquie, les guides déconseillent d’y aller car tout y serait fermé en journée.
Alors on va se le dire tout de suite, le ramadan n’est peut-être pas la “meilleure” période pour y aller, mais cela reste largement faisable. Les musées et visites restent ouverts. Par contre, c’est vrai que Konya est bien le seul endroit de Turquie où nous avons bien galéré à trouver quelque chose à boire ou à manger en journée. Ne faisant pas le ramadan, nous n’avions rien contre l’idée de manger un petit truc… Mais bien souvent, notre meilleure option aura été d’aller acheter du pain au supermarché.

Pendant le ramadan, notez qu’il vaut vraiment mieux s’abstenir de boire ou manger en public. Pour notre part, nous essayions en général de retourner à notre hôtel et de profiter d’être dans notre chambre pour boire et pique-niquer.
Concernant la tenue vestimentaire, Konya est, une fois de plus, traditionnelle. Donc, niveau vêtements, l’idéal est de prévoir un pantalon et au minimum un T-Shirt couvrant les épaules et sans décolleté. Les femmes ont en général l’ensemble des bras couverts mais personnellement je n’ai jamais ressenti le moindre problème avec un T-shirt “normal”. Aussi, le pantalon est valable aussi pour les hommes: nous n’avons vu aucun homme en short!
Pour visiter les mosquées, il est aussi utile de prévoir un foulard dans son sac à main pour se couvrir la tête. Hors des mosquées, je ne portais pas le voile et cela ne posait pas problème.
Les rencontres à Konya

Après, si vous êtes en Turquie pendant le ramadan, ne vous retenez vraiment pas de venir à Konya! C’est très probablement la ville où nous avons fait le plus de belles rencontres… Entre l’étudiant en tourisme qui nous a aidés à prendre le métro le premier jour et avec qui on a fini par discuter pendant près d’une heure, le chauffeur de bus adorable avec qui on a papoté tout le trajet pour Sille et qui nous a demandé de faire des photos devant son bus ou encore cette famille absolument magique…
Le vendredi soir, alors que nous étions en train de nous balader en attendant le coucher du soleil (et donc l’heure d’ouverture des restos), nous sommes arrivés sur la place Mevlana. Là-bas, des milliers de personnes s’étaient rassemblées pour attendre la rupture du jeûne. Tout le monde était installé sur des grandes nattes posées par terre avec des grands paniers à pique-nique. Pendant que nous observions la scène et qu’il devait encore rester 45 minutes jusqu’à l’heure de l’Iftar, une famille s’est mise à nous faire des grands signes. Voyant que nous étions des touristes, ils nous ont spontanément proposé de venir nous joindre à eux pour partager le repas. Nous sommes bien loin d’avoir tout compris à ce qu’ils nous racontaient, mais la soirée aura été merveilleuse! Et accessoirement, le repas fait maison par les femmes de la famille aura été notre meilleur repas turc pris à ce jour :).

On espère que vous avez apprécié ce (long) article pratique sur Konya! Vous avez d’autres recommandations dans le coin? Laissez-nous un commentaire :)!
On vous donne rendez-vous tout bientôt pour une série d’articles sur la Cappadoce!
P.-S. – Nous vous avons concocté un article complet pour préparer votre voyage en Turquie! Itinéraire, logements, transports, budget… Tout y passe!
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Merci, merci pour cet article ! J’abonde dans votre sens, Konya vaut vraiment qu’on s’y arrête ! Cette ville a une atmosphère particulière et hors Ramadan on y trouve plein de super restos où manger les meilleurs Pide de Turquie !
Quant au Tüz gölü, ce grand lac de sel entre Konya et Ankara… je pense qu’il vaut mieux le voir en hiver !!! La dernière fois que je l’ai vu c’était en octobre 2018 et ça avait bien changé par rapport à ma première visite. C’est devenu l’incontournable des cars de touristes chinois (entre autres). Du coup, l’entrée est devenue payante… et pour accéder au lac il faut traverser cet espace commercial où des vendeurs agressifs vous balancent du sel dans les mains et font de la vente quasi forcée ! Bref, vous n’avez rien raté !
Hello Sophie,
Oui on aurait vraiment raté qqch si on ne s’était pas arrêté à Konya… On y a vraiment trouvé une toute autre facette de la Turquie.
Quand au Tüz Gölü, on a pu l’admirer un peu par la fenêtre du bus en venant à Ankara… il était même un peu rouge (on a vu des photos sur le net ou il est complètement rouge). On aurait vraiment voulu s’y arrêter mais évidemment pas à l’endroit où tous les cars de chinois s’arrêtent 😉 … Mais j’ai l’impression que sans son propre véhicule c’est difficile.
En tout cas on est très contents d’avoir pu partager un moment avec toi à Ankara et on te souhaite tout de bon pour la suite de tes aventures en Turquie.
Ah les préjugés, selon vous le gouvernement aurais détruit la ville de Sille? Vous ne fêtes qu’affiché votre ignorance, c’est totalement l’inverse, Sille est un ville qui s’effondrait est été délaissé par tous les précédents gouvernement qui mépriser les habitants de Konya pour leur piétés. C’est bien le gouvernement d’Erdogan qui à restaurer la ville Sille ainsi que son Église et les monuments à travers tous les pays peut importe le culte ( même antique).
Salut! Merci pour cette balade qui retranscrit un peu l’histoire de Kynoa, j’ai découvert cette charmante ville à travers le livre d’Elif Shafak – Soufi Mon Amour, qui relate une magnifique histoire d’amour spirituelle entre Rumi et un derviche nommé Sham’s.
J’espère visiter Konya un jour vraiment.
Salut
Merci pour ce long et très détaillé partage.
Juste une petite remarque car malheureusement j’ai trop souvent constaté que nous les “occidentaux” nous sommes toujours agréablement surpris par le sens profond de l’hospitalité dans certains pays ! Le fait même d”être “surpris” en pareille circonstances pose problème. Quand n’est-il de notre propre sens de l’hospitalité? Vous êtes-vous sincèrement interrogés quant à savoir si de votre coté vous auriez spontanément invité un couple de touristes étrangers à venir partager votre repas ? Cette question m’obsède à chaque fois que je lis sur un blog de voyage un commentaire de ce type : “Et accessoirement, le repas fait maisons par les femmes de la famille aura très probablement été notre meilleur repas turc pris à ce jour… 🙂”. !!!! Il nous semble que vous devriez réfléchir sur le fait que cette générosité naturelle sous certains cieux révèle en creux nos propres égoïsmes …
Cordialement.
Bonjour Camel,
Je partage tout à fait ta réflexion, même si je ne pense pas que l’hospitalité soit une question d’origine, mais plus d’une approche de la vie et d’esprit d’ouverture. Je pense que malheureusement, dans nos société où tout doit aller vite et être “efficace” on perd ce sens. Pour répondre à ta question, je pense que “moi d’il y a 10-15 ans” n’aurait pas forcément invité quelqu’un à manger spontanément avec moi. Mais le fait de vivre des expériences comme celles-ci m’ont définitivement fait revoir cela et j’essaie au maximum d’appliquer cela au quotidien, que ce soit aider un touriste à acheter un billet de train quand je le vois regarder la machine avec interrogation, aider à commander/traduire si la personne n’a pas de langue en commun avec la personne avec laquelle elle essaie de communiquer, etc… Le voyage apporte énormément de manière générale, mais les bonnes expériences tendent à rendre meilleur.
J’ai visité Konya début septembre. Je n’ai pas eu le temps de rester très longtemps car mon visa tirait à sa fin. Pendant les deux jours que je suis resté là-bas j’ai bien sûr visité le tombeau de Mevlana, la visite vaut la peine autant pour le caractère esthétique que religieux il y avait beaucoup de monde. Malheureusement la plupart des mosquées anciennes étaient toutes en restauration et je n’ai pas pu les visiter, il y a des musées très intéressants tous gratuits notamment le musée d’archéologie si ça vous plaît petit mais riche en œuvres d’art et le musée des céramiques dans l’ancienne madrassa pas très loin de la colline. J’ai assisté à une démonstration de danse soufi, non pas dans le centre culturel mais dans la petite salle attenant à la grande place qui sert de parking. La salle est plus petite et on est beaucoup plus près pour voir le spectacle. Ça vaut bien les 20 € d’entrée. Comme j’etais motorisé j’ai pu aller visiter le site néolithique de Catalhöyük à 20km de Konya. Il y a beaucoup à visiter à Konya où j’ai trouvé les gens accueillants alors que je craignais de me trouver dans un site trop traditionaliste. Je recommande vivement la visite de Konya, ça reste un de mes coups de coeur.
Merhaba ! Nous avons vu les derviches tourneurs hier soir (03/09/26) ! Les représentations sont à 20h tous les soirs et c’est environ 25€/personnes 😱 alors c’est magique envoûtant mais ça reste cher pour ce que c’est ! Il y a eu presque 1h de spectacle ! À la fin dans le hall les deux plus jeunes posent pour que nous puissions faire une photo avec eux ! Gratuit !